Rechercher

Soupe de ravioles façon miso

Mis à jour : janv. 10


J’adore les ravioles, sûrement car je suis originaire de cette région dont c’est la spécialité. A ce sujet, je rends hommage à la pogne Nivon, une brioche en forme de couronne, au goût exceptionnel de fleur d’oranger, vendue dans une boulangerie centenaire en face de la gare de Valence qui est, pour moi, ma « madeleine Proust », souvenir de voyages en Diane entre Grenoble et l’Ardèche, ado, où, chaque fois, on demandait à nos parents de faire un détour par la gare. Miam ! Souvenir, souvenir !...

En ce qui concerne les ravioles de Romans, la coutume est souvent de les manger en gratin ou bouillon avec beaucoup de crème et de comté râpé, ce qui en fait un plat assez riche, calorique et trop « humifiant », selon les principes de la Médecine Chinoise. Je vous ai déjà présenté une version de ravioles sautés au wok aux épinards et Shiitaké. Voici une recette de soupe facile, façon miso. Si vous avez le courage de préparer un vrai bouillon Dashi à la japonaise, ce sera encore mieux avec des flocons de bonite séchée et de l’algue kumbu. Cette version simplifiée, rapide, et tout aussi goûteuse, préparée avec un bouillon cube de poule et une cuillère à soupe de pâte miso. Plus simple aussi pour vous si vous n’avez pas d’épicerie japonaise à proximité, pour trouver les ingrédients de la vraie soupe miso japonaise.


Soupe de ravioles façon miso

Pour 4 personnes : 1 paquet de ravioles (4 plaques), 1 c. à soupe de pâte miso, 1 cube de bouillon de poule, 2 ciboules chinoises (jeunes oignons verts), 6 champignons de Paris


Faire bouillir 1l d’eau avec le bouillon cube, mélanger jusqu’à ce qu’il soit dissout.

Laver et ciseler ma ciboule chinoise. Eplucher, laver et émincer les champignons. Les rajouter au bouillon, cuire encore 10mn. Ajouter la pâte miso et bien mélanger, juste à la fin, car elle est ne doit pas trop cuire pour garder ses bénéfices. Rajouter en fin de cuisson les ravioles qui n’auront besoin de pas plus d’1 mn de cuisson, le temps qu’ils remontent à la surface.

Cette recette est hyper facile et ne prendra pas plus de 15mn de préparation.


Quels bienfaits thérapeutiques, selon la Diététique Chinoise ?

Le bouillon de poule : Si vous avez le temps de préparer votre propre bouillon de poule maison, ce sera encore mieux. Moi, j’en prépare parfois d’avance et le mets au congélateur pour de futurs risottos. Lorsqu’il est fait maison, il permet de donner les nutriments très subtils au corps issus de la longue cuisson des os. Il est très intéressant pour nourrir le Sang et l’essence des Reins, pour traiter l’anémie, la convalescence, le post-partum (on prépare le fameux bouillon aux os de poules noires pour récupérer des forces, pendant le « mois d’or », juste après l’accouchement). Malheureusement, les bouillons en cubes n’auront pas de telles vertus, il est préférable de les acheter bio.


Les ravioles sont faits de blé et de fromage, ce qui ne va pas plaire à tout le monde, car "humidifiants". Ils seront donc de nature neutre, de saveur douce, ils vont soutenir le Qi, comme tous les aliments neutres et doux qui feront du bien à la Rate, pour traiter la fatigue, l’inappétence.


Le champignon rosé des prés (ou champignon de Paris) est de nature fraiche, de saveur douce, de tropisme Rate/ Estomac/ Poumon/ Gros Intestin. Il tonifie la Rate et soutient le Qi : il traite la fatigue, l’inappétence, les selles molles et l’hypogalactie par vide. Il humidifie le Poumon et dissipe les mucosités : il traite la toux sèche et avec mucosités, le souffle court, par vide de Qi et vide de Yin. Il sera aussi intéressant en cas d’hépatite aigue ou chronique, de diabète, d’hyperlipidémie et de manque de globules blancs.


La ciboule chinoise est une variété de ciboule à longues feuilles plates que l’on trouve facilement dans les épiceries chinoises. On peut le remplacer chez nous par l’oignon vert, la civette ou même le blanc de jeune poireau. On utilisera aussi les tiges vertes qui, de par leur aspect fraicheur, auront une saveur encore plus piquante et dispersante que l’oignon classique. Elle est de nature tiède, de saveur piquante et douce, de tropismes Estomac, Poumon, Rein, Foie. Elle sera donc très intéressante pour libérer la surface et favoriser la transpiration, pour évacuer le froid du corps, en cas de coup de froid. Elle réchauffe le foyer moyen, Rate/ Estomac, intéressant pour chasser le froid sur la zone digestive, pour traiter les douleurs abdominales ou gastriques par froid sur l’Estomac, ou les syndromes Shan, les hernies. Elle va aussi tonifier le Yang en général, mais surtout le Yang des Reins, traiter les lombalgies, les œdèmes, l’impuissance. De par sa saveur piquante, elle va aussi mobiliser le Qi, le mettre en circulation et activer le sang, en cas de stase.


La pâte miso est un ingrédient de base de la cuisine japonaise (mais aurait ses origines en Chine, il y a 2500 ans). Elle permet la réalisation de la fameuse soupe miso, mais aussi de sauces et plats cuisinés. Etant fabriquée à partir de graines de soja fermentées, parfois combinées à du riz ou de l’orge, la pâte miso aura des vertus assez proches du tofu, mais surtout celle d’être très riche en protéines, comme tous aliments déclinés du soja. A noter que plus elle sera foncée, plus elle sera corsée en goût. De nature fraiche, de saveur douce (et sûrement salée), avec un tropisme Rate/ Estomac/ Gros Intestin (peut-être Rein), elle aura une action très intéressante pour favoriser la digestion, pour équilibrer la flore intestinale, traiter les brûlures gastriques et inflammations du côlon, et même un rôle anti-infectieux (contre les effets toxiques de l’alcool, du tabac et même en protection contre la radioactivité). Elle agit aussi contre les troubles de la ménopause, pour calmer les bouffées de chaleurs et transpirations nocturnes. C’est aussi un puissant antioxydant, reconnu en prévention contre le cholestérol, des maladies cardio-vasculaires et de certains cancers.


Une recette facile et légère, qui sera la bienvenue après cette période de fêtes !

Régalez-vous bien, en vous cocoonant et en vous faisant du bien !


Recette écrite par Pascale Perli « Madreperla », avec pour sources :

« Ces aliments qui nous soignent » de Philippe Sionneau et Josette Chapellet (Editions Guy Tredaniel)

233 vues0 commentaire

Posts récents

Voir tout