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Confiture Rhubarbe Granny Smith

Confiture maison et de saison : voici la nouvelle création dans ma collection ! Puisque l’acidité de la rhubarbe ne suffisait pas, je lui ai associé de belles pommes Granny Smith qui ont toutefois atténué par leur douceur l’acidité un peu particulière de ce fruit très spécial. Peu de sucre, comme d’habitude dans mes confitures, un jus de citron par kilos de fruits pour la conservation et une touche de zeste de citron pour la parfumer.

Vous trouverez sur ce blog, rubrique "Recettes" une vingtaine d’autres recettes de confitures et leurs indications thérapeutiques selon la Diététique Chinoise, dont celle à la rhubarbe et fraise.


Il est clair que, dans le monde d’aujourd’hui, tout nous pousse à manger sucré et surtout il y des tonnes de sucres cachés dont on ne se méfie pas assez (dans les céréales trop transformées, les céréales soufflées, les en-cas de toutes sortes, les hamburgers, les plats tout prêts et conserves avec conservateurs, le sucre rajouté dans les plats…), tous ces sucres qui nous rendent de plus en plus addicts au sucre et qui épuisent notre pauvre Rate qui, elle, ne demande rien d’autre que de la saveur douce plutôt que de la saveur sucrée.

Mais bon !... Si vous vous offrez le Bonheur d’un gâteau maison pas trop sucré ou d’une confiture, comme celles que je vous propose, qui ont la moitié de sucre par kilos de fruits que celles faites industriellement, ce sera déjà mieux… et tout est toujours une question de mesure, de juste milieu, ne pas en manger de trop !

En plus, j’adore préparer ces confitures pour leur parfum dans la maison et le plaisir de les offrir ensuite.


Confiture Rhubarbe Granny Smith

Pour 10 pots environ : 1,4 kg de rhubarbe, 4 pommes granny smith (ce qui a donné épluché 1,9 kg de fruits, 1kg de sucre de canne blond, 2 citrons bio


Eplucher les fruits et les couper en petits morceaux. Rajouter le sucre et laisser reposer minimum 2 heures.

Bien laver le ciron et prélever le zeste d’un des 2 citrons. Presser le jus et rajouter zeste et jus dans la marmite avec les fruits. Porter à ébullition, cuire 30mn en écumant si besoin, à feu moyen, sans oublier de tourner régulièrement avec une cuillère en bois.

Pendant ce temps, faire bouillir les pots de confiture et leurs couvercles, les égoutter sur un torchon propre.

Mettre en pots la confiture très chaude, dans des pots stérilisés à couvercle. Si la confiture coule sur les bords, au moment de la mise en pots, bien nettoyer avec un torchon très propre humide, pour éviter les moisissures, mais aussi que le couvercle ne soit pas collé et difficile à ouvrir. Les retourner et les couvrir d’un torchon jusqu’à refroidissement total.


Intérêts thérapeutiques des fruits de cette confiture, selon la Diététique Chinoise :

La pomme est de nature neutre à fraiche (suivant son acidité), de saveur douce et acide, de tropismes Rate/ Estomac/ Poumon. Elle produit les liquides, humidifie le Poumon, arrête la diarrhée chronique, fait baisser la tension, favorise le sommeil et serait intéressante pour prévenir le cancer du côlon. Churchill disait : « One apple a day keep the doctor away » (une pomme par jour éloigne le médecin). Les recherches actuelles ont bien confirmé ce que les chinois disaient : les pommes feraient baisser le cholestérol, grâce à la pectine qu’elle contient et diminuerait ainsi les troubles cardio-vasculaires, mais permettraient aussi de prévenir certains cancers et le diabète de type 2, de traiter l’asthme, et certaines allergies.

Elle serait aussi intéressante, grâce à sa forte teneur en fibres, et surtout en pectine, pour réguler, voir réduire l’appétit, donc recommandée comme coupe-faim, en cas de régime. Elle aurait la particularité de transformer les sucres rapides et les graisses, présents dans l’intestin en sucres lents, et de les éliminer naturellement. Grâce à la pectine, on mange moins (car effet coupe-faim) et on élimine plus.

La rhubarbe, telle que nous la mangeons, c’est à dire pour ses tiges et pas ses racines, n’est pas donnée dans les atlas et livres que j’ai chez moi, car je ne suis pas sûre qu’elle soit consommée pour ses tiges. C’est une plante vivace toutefois originaire de Chine, dont on retrouve des traces il y a plus de 5000 ans. Marco Polo est le 1er à l’avoir introduit en Europe. Elle était déjà connue dès le Moyen Age pour ses vertus purgatives, elle combat la constipation, en décongestionnant la Vésicule biliaire. Elle doit toutefois être consommée avec modération, son emploi ne doit pas être prolongé, car elle peut constiper après avoir purgé.

Selon la Diététique Chinoise, j’imagine que les tiges que nous consommons sont de nature fraiche et de saveur douce et acide, de tropisme Gros Intestin et Estomac, avec l’action de nourrir les liquides, digestive et laxative. C’est surtout sa racine, son rhizome du nom de Da Huang qui est utilisée en pharmacopée chinoise : de nature froide, de saveur amère, de tropismes Gros Intestin, Estomac, Foie, elle sera recommandée pour clarifier la chaleur sur les Intestins, régulariser le Triple Réchauffeur, éliminer les glaires et la toxicité et défaire les stases de Sang.

Attention ! Ne jamais consommer les feuilles qui sont toxiques !

Attention aussi avec la racine de rhubarbe Da Huangà ne pas utiliser en automédication, sans avoir consulté un praticien confirmé en pharmacopée, à éviter chez les femmes enceintes et personnes âgées !

Les tiges que nous consommons seront aussi à éviter en cas de goutte, d’acidité d’estomac, de fragilité rénale, aux mamans qui allaitent et pendant les règles !


Bon appétit ! Prenez bien soin de vous!

Article écrit par Pascale Perli « Madreperla » avec pour sources :

« Ces aliments qui nous soignent » de P.Sionneau et J.Chapellet (Editions Guy Tredaniel)

« Manger le dragon, compendium de diétothérapie chinoise » de Claude Emile Racette (Editions québéquoises CCDMD)

« Les aliments qui guérissent » de Sophie Lacoste (Editions Poche Leduc)






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