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Confiture de kumquats

Mis à jour : 25 oct. 2020

J’ai reçu, il y a quelques jours, un colis surprise rempli de kumquats, cueillis sur l’arbre de mes parents, en Ardèche. C’est un agrume assez méconnu, originaire de Chine, au goût très prononcé, souvent consommé confit. En Diététique Chinoise, c’est un des rares aliments qui détendent l’énergie du Foie. Je vous l’ai préparé en confiture, pour qu’il puisse garder toutes ses vertus. Comme il se consomme avec sa peau, c’est ce qui amplifie son potentiel thérapeutique, je vous conseille de les acheter bio.


Confiture de kumquats

Pour 8 pots environ : 1,250g de kumquats, 4 oranges, 1 citron et demi, 1 kg de sucre blond de canne

Laver les kumquats, les essuyer dans un torchon propre. Les couper en 4, dans le sens de la longueur, mais possible, comme sur la photo en tranches fines (j’ai trouvé la photo après coup et je pense que ça aurait pu être très joli aussi !). Attention, cela va prendre un peu de temps, car il va falloir enlever tous les pépins et il y en a beaucoup et des gros, dans ce minuscule fruit !

Mettre dans une marmite spéciale confiture, en cuivre, si possible et rajouter le sucre, les jus de citron et 2 jus d’oranges. Faire bouillir, écumer si besoin et cuire environ 30mn. Transvaser la confiture dans une terrine et laisser reposer toute une nuit. Le lendemain, refaire la même opération et cuire 10mn, en rajoutant les 2 jus d’oranges restantes. Mettre en pots selon la méthode habituelle (je préfère les pots avec couvercles à visser) : les stériliser, en les faisant bouillir 10mn, avec leurs couvercles, les mettre à sécher. Verser la confiture très chaude, dans les pots, en essayant de ne pas en mettre sur les bords, sinon essuyer avec un torchon propre humide. Les refermer et les retourner tout de suite, tant que la confiture est chaude (c’est cela qui va faire un appel d’air). Les couvrir, à l’envers, d’un torchon propre et attendre que les pots soient froids pour les retourner.

NB : Pas besoin d’utiliser les pépins dans une mousseline, car le kumquat est l’agrume qui, pour moi, a le plus de pectine !



Intérêts thérapeutiques du kumquat, selon les écrits de la Diététique Chinoise :

Le kumquat est originaire de Chine, c’est le plus petit des agrumes. Il est de nature tiède, de saveur piquante, douce et acide, avec un tropisme Poumon/ Estomac/ Foie. C’est le seul agrume qui n’est pas froid, qui est tiède, qui réchauffe le corps et fait circuler l’énergie, au lieu d’être, comme les autres agrumes, acides et astringents. C’est aussi parce que c’est le seul agrume dont on mange la peau, ce qui lui donne du coup, en plus, sa vertu piquante, comme les condiments et épices. Le piquant est la saveur associée au Poumon, et contrairement à la saveur acide qui retient les liquides, resserre, rétracte, la saveur piquante, elle, fait circuler, libère. D’où la fonction particulière de ce fruit de dissiper la stagnation d’aliments (comme Chenpi, la vieille peau de mandarine), de dissoudre les mucosités et traiter la toux, mais surtout de faire circuler le Qi du Foie, de régulariser l’énergie, d’éliminer la nouure et surpression du Qi du Foie. Il traitera, du coup, les douleurs d’oppression poitrine, des hypocondres et des seins, surtout dans le cas de syndrome prémenstruel, mais aussi la dépression mentale, par stagnation du Qi du Foie. Il sera aussi recommandé pour traiter les hépatites, cholécystites, hypertension artérielle et artériosclérose.


Juste un petit rappel concernant ce que les recherches actuelles ont confirmé sur les pouvoirs thérapeutiques des agrumes : en plus d’être riches en vitamine C (antioxydants) et d’avoir la capacité de réduire les risques du cancer, et surtout du sein, de la gorge et de la vessie, Les flavonoïdes contenus dans les agrumes auraient l’intérêt d’être facilement assimilables, mais avec une durée inhabituellement longue dans le corps, ce qui permet de nourrir notre système immunitaire en continu, de calmer l’inflammation et de lutter contre les radicaux libres. Cette action antioxydante sera aussi très intéressante, en prévention des maladies cardio-vasculaires et aussi neurologiques dégénératives.

Régalez-vous bien, en vous faisant du bien !

Article écrit par Pascale Perli « Madreperla »

Sources :« Ces aliments qui nous soignent » de Philippe Sionneau et Josette Chapellet (Ed Guy Trédaniel):

« Manger mieux pour vivre mieux » de James Wong (Edition Hachette Cuisine)

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