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Gnocchi au pesto d'ail des ours et pistaches

Avec cette très belle récolte offerte par ma gentille fée, Claire, j’ai pu tester l’ail des ours sous différentes formes. Merveilleux sous la forme de courgettes farcies au chèvre et bacon (ma dernière recette publiée), mais aussi en agrément pour parfumer une soupe minestrone, ou en version aïoli avec un poisson et des légumes croquants vapeur ! J’en ai conservé une partie juste mixée avec de l’huile d’olive et du sel, pour pouvoir rajouter en touche, dans un plat, et pour cela, pas besoin d’en mettre de trop car le goût est super puissant. J’en ai aussi préparé, en version pesto italien plus sophistiqué, avec des pistaches dont voici la recette ! Pour les gnocchis, on en trouve des bons, en magasins bio, tout prêts. Promis ! Une prochaine fois, je vous en prépare des faits maison, comme ma grand-mère, Maria, les préparait, avec une sauce tomate mijotée 2 heures et quelques-uns en dessert, avec du beurre, du sucre et de la cannelle, une particularité de ma cuisine familiale vénitienne !


Gnocchi au pesto d’ail des ours et pistaches

Pour 4 personnes : 600g de gnocchi frais déjà préparés, 100g environ de feuilles d’ail des ours, 50g de pistaches grillées, salées et décortiquées, 50g de parmesan, 5 cuillères à soupe d’huile d’olive, sel, poivre

Bien laver l’ail des ours, l’éponger dans un torchon propre. Le mettre dans un robot, avec les pistaches décortiquées, le parmesan, l’huile d’olive, le sel et le poivre. Vérifier l’assaisonnement et rajouter un peu d’huile, suivant la consistance désirée.

Faire bouillir l’eau avec le gros sel. Cuire les gnocchis comme indiqué, sur le paquet, en général 2 ou 3mn, le temps qu’ils remontent à la surface. Servir avec le pesto, en saupoudrant de parmesan. Attention ! Une petite cuillère à café peut suffire par personne, car le goût étant très prononcé et puissant, j’ai remarqué que l’ail des ours, ainsi préparé cru, en pesto, pouvait être plus indigeste que cuit, ou gardé en pot, depuis quelques jours ! Vous pourrez conserver le reste, soit dans un bocal bien fermé au frigo, soit le congeler pour une prochaine fois !


Je vous redonne les indications thérapeutiques de l’ail des ours :

C’est à la fois un légume, un condiment et un médicament. C’est une des plantes européennes comestibles qui contiendrait le plus de vitamine C, mais aussi du souffre, du silicium, du sélénium, du fer, du zinc, et aussi de l’acide folique, des vitamines B1, B2 et E. C’est un stimulant général de l’organisme, en plus de sa forte action dépurative, pour éliminer les toxines de l’organisme, dont les métaux lourds.

C’est aussi un antiseptique et antibiotique naturel, avec surtout une action sur les intestins et l’estomac, en stimulant la sécrétion de sucs gastriques. Il a aussi un effet hypotenseur, de faire diminuer le taux de cholestérol et un effet fluidifiant, comme son cousin, l’ail cultivé, pour éviter les thromboses. On lui donne aussi une action hypoglycémiante et amincissante. Ce serait donc une plante dépurative intéressante, pour détoxifier le corps au printemps.

Je ne sais pas si la Diététique Chinoise l’a répertorié, dans ses aliments.

Vu ses effets thérapeutiques, je l’imagine, comme tous les condiments, et surtout l’ail et l’oignon dont elle est proche : de nature tiède, de saveur piquante, douce, voir amère, de tropismes Rate/ Estomac, voir Foie. En tant que plante sauvage, comme les champignons sauvages ou même les animaux sauvages, elle aura des qualités forcément plus Yang, plus tonifiantes que des aliments cultivés, car elle renfermera le « Jing », l’essence, puissante de la nature.

Joyeux appétit à vous !

Article écrit par Pascale Perli « Madreperla »

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