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Minestrone de printemps à l’ail des ours

Mis à jour : avr. 30

Emerveillement de pouvoir trouver de l’ail des ours, chez mon primeur ! En effet, difficile d'en faire la cueillette lorsqu’on est limité à 10km et malheureusement, il n’y en pas dans le Bois de Vincennes près de chez moi. Je vous ai déjà présenté 2 recettes : Courgettes farcies au chèvre et ail des ours et Gnocchi au pesto d’ail des ours. Voici une autre façon d’accommoder cette merveilleuse plante sauvage, dans une version très verte du minestrone aux légumes de printemps qui, vous le verrez, aura de belles qualités « détox »!

La saison pour le ramasser se situe entre avril et juin à la floraison de jolies fleurs blanches en formes d’étoiles, comestibles elles-aussi.Attention toutefois de ne pas le confondre avec les feuilles de muguet, car les feuilles sont très similaires (c’est aussi la pleine saison en ce moment) et qui lui est très toxique ! Vous ne devriez pas trop vous tromper car lorsqu’il pousse, il n’est pas tout seul et l’odeur d’ail est très présente. En effet, c’est une plante sociale qui forme parfois de vastes colonies, dans des coins ombragés et humides ou le long des ruisseaux. Cette plante est connue depuis l’Antiquité pour ses vertus thérapeutiques.


Il sera très bon juste ciselé dans une omelette, dans des beignets de courgettes ou crêpes de légumes, en pesto (mais je vous conseille de ne pas en mettre trop car le goût est très puissant et je le trouve personnellement plus difficile à digérer cru), pour parfumer un houmous ou du fromage blanc… La saison pour le ramasser étant très courte, si vous voulez en profiter plus longtemps, on peut congeler les feuilles ou le garder quelques semaines en pesto avec de l'huile d'olive au frigo.


Minestrone de printemps à l’ail des ours

Pour 4 personnes : 250g de pâtes courtes (j’ai utilisé des mezzi tubetti rigati n°65), 400g de haricots blancs en pot, 100g de petits pois (frais ou surgelés), 200g de haricots plats, 2 courgettes, 1 branche de céleri, 7 tiges de blettes, 1 carotte, 1 tomate, 1 pomme de terre, 1 oignon, 2 gousses d’ail, 1 bouquet garni, huile d’olive, 1 grosse poignée de gros sel marin, sel, poivre, parmesan

Pour le pesto : 100g d’ail des ours, 1 c. à soupe de pignons de pin, 2 c. à soupe de parmesan, 5 c. à soupe d’huile d’olive, sel, poivre


Eplucher et émincer l’oignon et l’ail, les faire revenir dans un peu d’huile d’olive dans une grande marmite. Laver les blettes, retirer les feuilles, les ciseler et les mettre de côté (on les rajoutera en fin de cuisson). Ebouillanter la tomate pour lui enlever sa peau, la couper en petits morceaux. Eplucher et couper en petits morceaux les côtes de blettes et tous les autres légumes frais, ainsi que les petits pois. Les faire revenir aussi 5mn à feu vif avec les oignons, en remuant.

Rajouter de l’eau pour recouvrir les légumes, une grosse poignée de gros sel et le bouquet garni. Cuire 1 heure à feu moyen couvert. Rajouter les haricots blancs égouttés et les feuilles de blettes ciselées. Cuire 10mn de plus.

Pendant ce temps, préparer le pesto, dans un robot en mixant l’ail des ours et les autres ingrédients, saler, poivrer.


Rajouter dans la marmite les pâtes et le pesto d’ail des ours, cuire 12mn de plus.

Servir bien chaud, saupoudré de parmesan ou pecorino râpé, avec un filet d’huile d’olive dans chaque assiette.

Buon appetito !

NB : Si vous ne trouvez pas d’ail des ours, vous pourrez toujours rajouter un pesto classique, préparé avec du basilic, persil, roquette ou même ortie.

Pour encore plus de saveur et donner cet aspect très vert, on aurait pu aussi dans cette recette rajouter du brocoli coupé en tout petits bouquets !


Intérêts thérapeutiques de cette recette :

L’association de céréales (pâtes) avec les légumineuses (petits pois et haricots blancs) va permettre d’associer les acides aminés de chacun pour nous fournir des protéines végétales, ce qui en fait un plat très complet, surtout pour des personnes végétariennes.

D’autre part, les légumes verts seront intéressants avec leur saveur insipide qui favorise la diurèse (pour les haricots verts et les courgettes) et leur saveur amère (qui clarifie la chaleur et élimine l’humidité, saveur détox (pour les blettes et le céleri) pour traiter l’œdème et favoriser l’amincissement.

Si on ajoute les pouvoirs magiques de l’ail des ours, cela en fera une recette détoxyfiante et nourrissante à la fois, excellente pour la santé !


L’ail des ours est à la fois un légume, un condiment et un médicament. C’est une des plantes européennes comestibles qui contiendrait le plus de vitamine C, mais aussi du souffre, du silicium, du sélénium, du fer, du zinc, de l’acide folique, des vitamines B1, B2 et E. C’est un stimulant général de l’organisme, en plus de sa forte action dépurative, pour éliminer les toxines de l’organisme, dont les métaux lourds.

C’est aussi un antiseptique et antibiotique naturel, avec surtout une action sur les intestins et l’estomac, en stimulant la sécrétion de sucs gastriques. Il a aussi un effet hypotenseur, de faire diminuer le taux de cholestérol et un effet fluidifiant, comme son cousin, l’ail cultivé, pour éviter les thromboses. On lui donne aussi une action hypoglycémiante et amincissante. Ce serait donc une plante dépurative intéressante, pour détoxifier le corps au printemps.

Je ne sais pas si la Diététique Chinoise l’a répertoriée, dans ses aliments.

Vu ses effets thérapeutiques, je l’imagine, comme tous les condiments, et surtout l’ail et l’oignon dont elle est proche : de nature tiède, de saveur piquante, douce, voir amère, de tropismes Rate/ Estomac, voir Foie. En tant que plante sauvage, comme les champignons sauvages ou même les animaux sauvages, elle aura des qualités forcément plus Yang, plus tonifiantes que des aliments cultivés, car elle renfermera le « Jing », l’essence, puissante de la forêt et de la nature.

Waouh ! Quelle merveille ! Régalez-vous bien en vous faisant du bien !


Article écrit par Pascale Perli « Madreperla »

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